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Chigny avant 1799

La Commune de Chigny a voulu marquer les 200 ans de son organisation communale à la suite de l'Indépendance vaudoise, mais le village lui-même existe depuis beaucoup plus longtemps. Le nom même de Chigny atteste son ancienneté puisque les nombreux villages de chez nous, dont le nom se termine par -y remontent à des domaines gallo-romains (comme Lully ou Bussy), tandis que ceux dont le nom se termine par -ens proviennent d'un domaine burgonde (comme Vufflens ou Denens), environ du Ve siècle.

A l'origine de Chigny se trouve donc la propriété d'un nommé Canius. Le groupe de maisons prit le nom de Caniacum, ce qui a donné en langue romane puis en français Chinie, puis Chigny.

Nous ne savons rien de ces tout premiers siècles, mais le nom de Chinie se trouve déjà cité en 1221 dans le Cartulaire du Chapitre de Lausanne avec le nom de son plus ancien habitant connu, après Canius, Wilhelmus ou Guillaume. En 1265 et en 1286, des actes concernant le chapitre de Lausanne citent à Chigny: un Amédée, son fils Pierre et son neveu Jacques, un Boson et son fils Raymond, une Jaquette veuve de Guy et son fils Jacques. Ce sont là des habitants dont les noms nous sont parvenus depuis plus de 700 ans. De cette époque on a aussi plusieurs noms de terrains: la vigne de l'Exchanget, le pré des Toises, de Pradefer et de Crusa. Il est dommage que nous ne sachions pas où les situer.

En 1495, dans une reconnaissance d'André de Colombier, seigneur de Vufflens, à côté des noms de baptême, on voit apparaître les noms de famille: Claude Borgnion (était-il borgne?), Jean Nicod, Pierre Pictet, Jean Delapraz (du pré), Rodolphe Moret (de More, noiraud), Pierre Billardaz, Pierre Bataillard et deux noms encore bien connus chez nous: André Dou Ruz (Duruz) et Jaquinet Vuffray. Des noms de lieux sont aussi cités: en Ruetaz, en Borgyz, en Charmontaz et quatre noms qui sont encore en usage: au Mont, au Possat, à la Vorséaz et en Vuideborsaz.

Il semble qu'à cette époque, Chigny faisait partie de la paroisse de Joulens (village aujourd'hui disparu près de Marcelin). Du point de vue féodal, il dépendait de la seigneurie de Vufflens.

Au moyen âge, il existait déjà une commune puisqu'il y avait des pâturages communaux et un droit de bourgeoisie. Ces institutions ont subsisté sous le régime bernois. Par exemple en 1736, la commune reçoit parmi ses bourgeois François Forel-Fournat pour le prix de 500 florins, deux seaux à incendie, deux écus blancs pour les veuves et les jeunes garçons.

Le droit de bourgeoisie était lié à la résidence et il se perdait en cas de déménagement dans une autre commune. A moins de verser un supplément.

Les fonctions communales attestées sont celles de gouverneur (syndic) et de messelier (garde champêtre). Il y a aussi une bourse, donc un boursier et à la base une assemblée des chefs de familles pour en faire les nominations (ancêtre de notre Conseil général). Les domaines où s'exercent les compétences communales sont essentiellement les fontaines, la surveillance des troupeaux et des récoltes, les chemins. Certains travaux d'entretien des chemins sont faits par l'ensemble des hommes, en corvée communale, usage que j'ai encore vu pratiquer dans mon enfance.

Du point de vue économique, le territoire était occupé par des vignes, des prés, des champs et des bois. La pratique du "libre parcours" permettait à chacun de faire paître son bétail n'importe où sur le territoire communal. Par contre, un propriétaire pouvait se réserver des prés pour faire son regain, en le faisant passer "à clos et record" (regain), en le clôturant et en payant à la commune une redevance annuelle de 5% de leur valeur.

Un des premiers soins du gouvernement vaudois fut de créer une loi sur les communes et les municipalités, les 13 et 15 février 1799. Chigny y répondit déjà le 9 avril 1799. C'est l'événement que nous fêtons aujourd'hui.

François Forel-Baenziger

Depuis 12 générations, l'aîné de la branche aînée des Forel s'appelle toujours François. Pour les différencier, on a pris l'habitude de mentionner leur nom d'alliance.

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